Samedi 21 juin 2008



C'est une bonne nouvelle, non ? 
Car dans la vie faut pas s'en faire, moi je ne m'en fais pas...
la la la la la !

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Mercredi 11 juin 2008


Bonjour à vous tous et bonne journée !

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Jeudi 22 mai 2008



                     Et vous, z'êtes où là-dedans ?
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Mardi 20 mai 2008



                         Tout le monde a compris ?
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Samedi 17 mai 2008



                         Si c'est pas malheureux !
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Jeudi 1 mai 2008



Parfois, il arrive que de belles histoires viennent mettre du baume au coeur des profs quelques fois malmenés par des élèves qui, en perdition scolaire, n'ont pas l'envie de s'investir plus que cela en classe. C'est donc l'histoire d'une classe appelée à l'époque " 16-18 ans " rattrapage niveau 3ème du Greta.
Imaginez une quinzaine d'ados venant en cours avec autant d'enthousiasme qu'un troupeau de boeufs emmenés à l'abattoir.

- Pourquoi pensez-vous qu'on vous ait proposé cette formation ?
- Parce qu'on est nuls, ça vous suffit ?

La prof :

- Bien, d'accord ! Donc, parmis vous, combien de nuls ?
- Hé, parle pour toi ! rétorque-t-on avec véhémence.

La prof :

- Si j'ai bien compris, il y a des nuls mais aussi d'autres cas ? Lesquels par exemple ?

Et là, c'est une pluie de vindictes qui s'abattent dans la classe.

- Mais j'arrivais pas à suivre ! déclare l'un des jeunes.
- Moi, j'en ai rien à foutre de l'école et j'attends qu'une chose, ma barrer vite fait !
- Moi, propose un autre, c'est ma dernière chance. Mon père, il en a marre et si je rate, il m'envoie me marier en Algérie.

Ainsi, tout un chapelet de réponses qui s'égrène pendant 30 minutes. Dubitative, la prof se tient le discours mental suivant :

- Que dois-je faire ? Que puis-je leur amener ? Vont-ils retrouver la confiance et l'envie de réussir ? Je suis leur professeur référent et c'est une lourde responsabilité ! Qu'importe, on va faire ce qu'on peut avec ce qu'il reste ! Et, cahin caha, entre discours, coups de gueule nombreux, stages à l'hôpital du coin ou dans les maisons de retraite, rapports à réaliser puis à proposer oralement devant un jury, bref, la fin du stage se présente. Il avait été décidé d'organiser une petite fête avec gâteaux, confiseries, boissons avec fruits, petites histoires et, hélas, règlement de compte, chacun ayant ses vues pour la préparation le jour venu, les élèves expliquent à la prof qu'elle ne devra se présenter en classe que lorsqu'on viendra la chercher. Une table débordant de victuailles est dressée dans un coin de la classe. Une radio portative joue en sourdine les airs du moment. Des élèves devisent en se racontant des hsitoires de filles ou invitent la prof à s'asseoir.

Un garçon s'avance alors les bras dans le dos, très rouge, il tend alors un superbe bouquet de roses. Une fille ( l'une des plus terribles ), arrive en portant un gros paquet. Abasourdie, la prof reste bêtement assise ne sachant pas si elle doit dire merci, pleurer ou rire. Elle reçoit le bouquet, elle ouvre son paquet, et là, au milieu du papier, apparaît un plat ovale et une soupière en faïence de type vénitien, tarabiscotée à souhait.

Que d'émotions de part et d'autre, que du bonheur partagé. La prof se lève très émue, embrasse chacun de ses jeunes qui, 3 mois auparavant, n'étaient pas, mais alors pas du tout motivés quant à la reprise de leçons et de devoirs. A l'intérieur de la soupière, une carte réalisée par eux-mêmes et cette phrase.

" Nous vous offrons ce cadeau avec des petits bisous de la part de toute la classe. Nous vous aimons tous " Et 15 signatures entourées de 2 coeurs percés d'une flêche.
Les larmes du professeur jaillissent. Des mots entrecoupés de sanglots essaient de dire merci et c'est sous des applaudissements nourris que s'achève la petite fête.

Depuis, la soupière offerte il y a déjà longtemps, c'est remplie de petits mots, de cartes, de lettres. Elle est devenue une ambassadrice inspirée preuve que même parmi les élèves difficiles, pleins de rancoeur et d'agressivité, sous la croûte de mots durs, d'attitudes provocantes, il y a du soleil, de belles âmes qui n'attendent qu'une chose, qu'on les respecte et qu'on les aime. C'est pourquoi cet objet porte depuis le nom de   " soupière d'amour ", et cette prof, c'est moi, la maman de Lolita, et Dieu sait que je l'aime mon métier !


* Texte écrit par ma mère

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Mardi 22 avril 2008



                                       Les survivants !!!

Message personnel à tous ceux qui sont nés avant le troisième millénaire. Les autres ne pourrons pas comprendre mais il est bon de leur rappeler cette enfance ! L'enfance des années 50, 60 voire 70.

En regardant en arrière, c'est dur de croire qu'on ait réussi à survivre si longtemps. Lorsque nous étions enfants, nous nous promenions en voiture sans ceinture de sécurité ni d'air bag pour nous protéger. Nos chambres étaient peintes aux couleurs vibrantes au plomb et nos maisons étaient isolées à l'amiante, il n'y avait pas de couvercle de sécurité sur les bouteilles de médicaments et de produits toxiques, ni de serrure sécuritaire sur leurs armoires.

Lorsque nous partions faire un tour de vélo, on le faisait sans casque ! On allait seul en ville pour aller chercher le pain et le lait était versé dans un broc en aluminium à peine fermé. On buvait même de l'eau directement des tuyaux d'arrosage ; Quelle horreur ! On se faisait des petites voitures appelées caisses à savon avec des vieux patins à roulettes et des planches en bois pleines d'échardes... et on se laissait aller dans les descentes, sur le trottoir bordant la nationale, pour s'apercevoir trop tard qu'on avait oublié de mettre des freins. Après être rentrés dans les buissons ou les clôtures à plusieurs reprises, on solutionnait le problème.

On quittait seul la maison tôt le matin pour aller à l'école à pied et on revenait souvent au moment où les lampadaires de la rue s'allumaient. Imaginez donc, pas de téléphone portable, personne ne pouvait nous joindre de la journée.
On mangeait des gâteaux secs, du pain et de la confiture et nous n'étions pas obèses... Il faut dire que nous jouions presque toujours à l'extérieur. On buvait souvent à quatre ou cinq dans la même bouteille et il n'y a jamais eu de décès à cause de ça.
On jouait à des jeux dangereux et souvent on se faisait très mal. Parfois il y avait des chutes avec des coupures et des os cassés mais personne n'était blâmé, c'était l'apprentissage de la vie. Parfois on se battait entre nous, on avait des bleus mais on apprenait à passer par-dessus tout.

On n'avait pas de Nintendo 64, de Playsation 2 ou de X Box sans compter les jeux vidéo ou même les 99 canaux de la télévision, les DVD, les ordinateurs personnels, les SMS, etc... etc...
Mais nous avions des amis, des vrais, et si nous voulions les voir, tout ce qu'on avait à faire, c'était de sortir et de se rendre chez eux, sonner et entrer pour pouvoir leur parler. Imaginez ça, sans même demander la permission à nos parents ! Comment faisait-on tout ça sans gardien dans ce monde cruel ? on inventait des jeux avec des bâtons, des balles, des billes, on mangeait toutes sortes de choses mais contrairement à ce qu'on disait, rarement quelqu'un perdait un oeil ou était infecté d'un virus.

Certains écoliers n'étaient pas aussi fûtés que les autres, parfois ils manquaient leur année et devaient redoubler, les classes et les examens n'étaient pas encore ajustés pour compenser ces différences, quelqu'en soit la raison.
Nos actions étaient les nôtres, nous en supportions personnellement les conséquences car personne n'était là pour nous cacher. D'ailleurs, l'idée de se faire protéger par nos parents si nous commettions une infraction était impensable. D'ailleurs, nos parents étaient du côté de l'autorité... C'est-y pas effrayant ?
Mais, cette génération a produit les meilleurs preneurs de risques des inventeurs, des solutionneurs, etc...

Les dernières 50 années ont été une explosion d'innovations et de grandes idées, on avait la liberté, la responsabilité de nos succès, ainsi que celles de nos défaites. Mais le plus important, c'est qu'on a appris à vivre avec tout ça, que nous sommes toujours là, ainsi, félicitations car tu es de ceux-là !

Tu vois la chance que nous avons eue de grandir dans un monde libre avant que les avocats et les gouvernements ne se mettent à réglementer nos vies... Pour notre bien !!!

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